Chasse et pêche

L’anguille : un leurre artificiel efficace et pas cher

L’anguille est l’un des appâts artificiels les plus universels, aussi bien pour la pêche à terre qu’en bateau, à la traîne ou au lancer.

L’anguille ou raglou , comme on l’appelle aussi car c’est cette marque qui délivre ce type de leurres de qualité supérieure, est un artificiel très utilisé par les amateurs. Dans cet article, ses forces et ses faiblesses seront décrites, en se concentrant sur la pêche à la traîne.

Apparence d’anguille

Chaque pêcheur sait à quoi ressemble une anguille. Le leurre est clairement différencié en deux parties : le corps et la queue. Le premier est légèrement plus long que le second et rigide. La queue est comprimée latéralement et très mobile. C’est ce mouvement pendant la nage qui le rend très attrayant pour les poissons. Dans la partie antérieure de la tête, il y a un trou à travers lequel la ligne de pêche est insérée. À l’extrémité du corps et dans sa partie ventrale se trouve un trou à travers lequel le crochet fait saillie. La simplicité de ce leurre se reflète dans le prix, bien inférieur à celui des poissons artificiels de taille similaire.

L’anguille est vendue en différentes tailles (de 4 à 12 centimètres dans les plus grandes) et couleurs. Ceux de taille intermédiaire sont optimaux, avec lesquels ils pourront grignoter du chinchard, du bar de taille respectable et même de la bonite et du tassergal. Les plus grands conviennent mieux à cette dernière espèce. Les meilleures couleurs sont sans aucun doute le bleu et le blanc.

L’hameçon est simple, jamais double ou triple, ce qui permet une meilleure fixation dans la bouche du poisson. Il n’est généralement pas nécessaire de remplacer celui qui est fourni en standard, bien que certains pêcheurs préfèrent le changer pour un plus résistant ou plus grand.

L’anguille, comme la pieuvre, est attachée au gréement principal au moyen de la ligne de basse nouée directement à l’hameçon.

L’anguille, un leurre artificiel polyvalent

Raglou le est excellent pour bar . Cet appât imite très bien une petite civelle ou un alevin, toutes deux proies préférées du bar. Il est généralement pêché avec des engins de surface, avec un petit bulldozer comme excitateur. Une autre espèce qui pénètre très bien l’anguille est le chinchard , aussi bien en surface qu’en pêche à la traîne de fond. Il est également attaqué par les obladas et les palometas, bien que ces poissons semblent préférer les cuillères et les poissons artificiels.

Les reines de la pêche à la traîne côtière, comme la bonite, le tassergal, la sériole et les brochettes, bien qu’elles préfèrent d’autres leurres (poissons artificiels et poulpes) sont également lancées régulièrement sur l’anguille, surtout si les plus gros sont utilisés (environ 10 centimètres). En revanche, il n’y a pas eu de morsures de denté.

Ce leurre est le plus efficace en mer calme, avec la surface cassée, pour que le poisson puisse le voir. Cependant, dans les eaux agitées et en présence de moutons, les piqûres diminuent un peu. Au lieu de cela, il n’y a pas de différence entre les jours ensoleillés, nuageux ou pluvieux.

La fragilité de l’anguille

Le raglou, avec les vinyles, est un leurre souple , sans doute plus fragile que les cuillères et poissons artificiels. Sa durée de vie est donc plus courte, car il n’est pas rare que la colle se détériore ou se brise. D’autre part, avec cet appât, la ligne est plus accessible aux dents du poisson, en raison de sa texture et de sa taille plus petite, donc le risque de casse augmente. Cela est évident chez les espèces aux dents solides comme le tassergal. Dans tous les cas, ces défauts sont plus que compensés par leur omniprésence et leur efficacité.

La gaffe sur le gréement

L’un des avantages du raglou par rapport aux poissons artificiels, comme l’ aimant flottant du pinn , est qu’il peut y en avoir plusieurs dans un même montage. Ce sont les « mitrailleuses » bien connues des anguilles, qui permettent d’attraper plus d’un poisson à la fois, du chinchard à la bonite. Ceux avec 2 ou 3 leurres sont préférables. Un nombre plus élevé rend difficile la récupération de la ligne basse, compte tenu de sa longueur requise. Ces plates-formes sont faciles à assembler et sont également disponibles dans les magasins de pêche spécialisés. Il est possible de combiner des anguilles et des poissons artificiels, qui iront toujours au bout de la ligne.

Si l’amateur décide de monter ce montage, il peut suivre ces instructions :

  • Ligne de basse fluorocarbone 0,37 millimètre de diamètre maximum (plus fine pour le bar, 0,20 millimètre).
  • Longueur totale du gréement environ 2 mètres.
  • La distance qui sépare chaque pignon du suivant est de 40 centimètres.
  • La troisième flèche se monte directement à l’extrémité de la basse en fluorocarbone.
  • La longueur des ventouses qui portent les deux leurres est de 20 centimètres.

L’anguille travaille indistinctement en surface, entre deux eaux ou sur le fond. La ligne de basse ne varie en aucun cas. En pêche à la traîne en haute mer, le fil à plomb est placé sur la ligne principale ou d’autres systèmes qui coulent le leurre peuvent être utilisés, tels que des fils à plomb en Dacron ou des downriggers ) .

action de pêche

La mécanique de pêche est typique de la traîne côtière. La distance de travail est similaire à celle des poissons artificiels (environ 40 mètres pour la pêche de surface). La vitesse à laquelle la gaffe fonctionne de manière optimale est plutôt lente, ne dépassant pas 3 nœuds.

Plusieurs lignes peuvent être posées. Si trois cannes sont utilisées, par exemple, les anguilles et les poissons artificiels peuvent être disposés sur les côtés et laisser celui du centre pour la chaire, qui travaille à des distances plus courtes.

L’anguille est un leurre artificiel que tout bon amateur devrait avoir, en raison des nombreuses espèces susceptibles de l’attaquer, de la possibilité de faire des captures simultanées, de son efficacité à toutes les époques de l’année et de son prix compétitif.